Dans cette partie, nous allons nous consacrer de plus près à cet évincement du poète, qui finira dans sa disparition complète les annales, aux efforts de quelques-uns soucieux de l’exactitude des récits d'empecher cette disparition, et aux efforts de certains autres à l'encourager.
Si vous avez bien compris cette peitite introduction claire, commançons.
Peu après avoir vaincu Takhisis, avec, doit-on le rappeler, le soutient actif et décisif d’Armavir, les compagnons commencèrent à se distancier curieusement de leur compagnon gnomique. Soudain, ils se montrèrent étrangement sensibles face au petits dérapages du gnome (à savoir, surtout, son affection pour le “ spiritus ”, ainsi que son habitude d’observer les personnes de sexe opposé parmis les compagnons, Tika, Kitiara, Lunedor, Laurana, à travers les serrures de portes, de préférence pendant leur bain..., ainsi que sa propre aversion contre les bains, aversion forte compréhensible, vu le choc électrique reçu lors du “ Star Wires ”, l’eau étant très bon conducteur).
C’est ainsi qu’ils ne tentèrent rien contre l’oubli progressif du philosophe dans les récits, et l’encouragèrent peut-être même.
Je dis toujours “ ils ” et “ les compagnons ” ce qui n’est pas correcte, puisque je fais tord à ceux parmis les héros qui ne participèrent pas à ce complot - s’il est permit de l’appeler une fois ainsi.
En effet, il est à dire avant tout que Sturm, personnage un peu éloigné de la réalité, mais pleine de justesse et d’honneur, et Flint, personne droite et juste, eurent défendu le poète.
En effet, Flint était aussi un ami de longue date. Quand à Sturm, il fut celui qui insista pour que le rôle du gnome dans la guerre de la lance soit suffisamment honoré.
Nous nous permettons d’attirer l’attention sur le fait que ce sont - hasard qui devrait tout de même mener à réfléchir, même ceux parmis les lecteurs qui croient toujours en la version falsifiée de la guerre de la lance - que ce sont justement ces deux compagnons là qui meurent prématurément, avant la fin de la guerre. Ceci sans allusion insidieuse. Je me contente de mentionner les faits.
À ajouter aussi, Raistlin, qui n’a absolument rien, mais rien avoir dans tout ceci, et il fut le meilleurs de tous ! ! *regard inquiet par dessus l’épaule*.
Nous ne parlerons pas ici de Lunedor ou Laurana, charmantes princesses trop occupées par leur toilette quotidienne, et qui, n’ayant probablement jamais pris la peine de lire les chroniques ou un des autres livres mensongers, ne se sont sans doute pas aperçues du manque, ni de Rivebise, personne peu conviviale sur laquelle nous savons trop peu de choses.
Sachez par contre que le poète fut particulièrement déçu par Tika, qui, après avoir longtemps hésité lui préféra Caramon, et qui ne fera rien pour empêcher le poète de sombrer dans l’oubli. Caramon, très bon ami et compagnon de beuverie d’Armavir aussi fut décevant.
De même pour Tanis, dont l’ingratitude est affligeante, et que la jalousie a menée à un comportement indigne ! Quand à Tass, il s’agit en vérité d’un être hypocrite, menteur, voleur, faux et méchant ! ! (pour comprendre cette indignation, voir entre autre la partie “ œuvres ”).
Un gnome consciencieux et patriotique se décida enfin à faire revenir à la vie le grand poète et philosophe. Sous le pseudonyme de Virumsortiticorporafurtimincludum, il publia un essai traitant de la vie du poète, de son œuvre et l’histoire de celle-ci, suivit d’un commentaire du “ chant des dix héros ”, et surtout, il s’y engage pour sa réhabilitation.
Déclenchant de cette action fut la publication de Leaves from the Inn of the Last Home, un livre que je n’ai moi-même pas lu, mais qui, je peux le garantir, est scandaleux, vu la façon dont on y ignore une fois de plus la contribution des gnomes dans la guerre de la lance, en en particulier d’un gnome, Armavir.
Si cette noble action de Virum peut permettre quelques nouveaux espoirs, nous ne sommes cependant pas encore arrivé au fond... car le pire pour le poete, ce ne fut pas l'oubli du héros, mais le vole fait sur l'artiste...
Avant d’être héros, avant même d’être guide et inventeur d’instruments de musique fonctionnant avec des câbles, Armavir est poète.
J’ai commencé à établir une liste de ses œuvres, que vous pouvez consulter sous
Peut-être que les plus lettrés parmis les visiteurs reconnaîtront certains de ces titres. Ce qui n’aurait rien de bien étonnant, vu qu’il s’agit de textes connus par Krynn tout entier. Ce qu’ils ne savaient probablement pas, c’est le nom de l’auteur, qui est, pour chacun de ces chants, nul autre qu’Armavir.
Oublié comme héros de la lance, Armavir fut nécessairement, nous dirons même avant tout, oublié comme auteur : lorsque la guerre fut terminée et le danger passé, il se trouva soudain une multitude d’elfes, de kenders, de nains des ravins, qui prétendaient haut et fort avoir assisté aux périples de cette guerre de près dès le départ, alors qu’ils se trouvaient de fait respectivement dans un arbre, une prison et une fosse. Sans savoir, sans talent et sans idées, ces pseudo-héros et pseudo-poètes crurent bon de s’approprier les créations d’Armavir, écrites en de longues nuits sans sommeil en un état nébuleux entre alcool et foudre...
En particulier les elfes et les humains mirent alors, sans la moindre gêne, leur nom sous des textes étrangers. Le kender Tass Râcle-Pieds tenta même de voler le précieux manuscrit de Virumsortiticorporafurtimincludum grâce auquel je peux créer ce site!
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